Sortir de sa zone de confort. Se brasser soi-même pour mieux progresser. Pour certains, ça signifie courir plus vite. Ou moins vite. Ou plus loin. Ou plus haut. Pour d’autres, ça consiste à courir plus souvent. Beaucoup plus souvent. C’est ce que j’ai fait: 32 jours d’affilée avec au moins 5 km dans les mollets. Et pour me challenger un peu plus, j’ai terminé ça avec un marathon improvisé.

En partant du bureau hier soir, je pensais courir un demi. Question de finir janvier avec 300 km au compteur. Tsé, les coureurs, on aime ça, les chiffres ronds.

Sur moi: un gel Fruit 3, un sachet de Rekarb et pas d’eau. Juste ce qu’il me fallait pour courir un demi en plein hiver.

Au programme: une grande boucle dans les rues de Sherbrooke, avec l’idée de courir aussi un peu dans les trois beaux spots de trail de la ville: le marais, le bois Beckett et le mont Bellevue. Question de changer le mal de place et de me faire apprécier la route un peu plus entre chaque trail. C’était aussi un moyen de reproduire un peu le mélange de route et de trail auquel j’aurai droit dans un mois, lors du Fuego y Agua au Nicaragua.

Malgré les nombreux spots de glace… Malgré l’absence totale de repos depuis le 31 décembre… J’ai rapidement décidé de me tester pour la peine. Un marathon? Pourquoi pas! Pas d’eau? On improvise des ravitos dans une cabane de patineurs, un Tim Hortons et à l’UdeS.

Au final, cette improvisation mixte m’aura permis de battre d’une bonne quinzaine de minutes le temps de mon seul marathon à vie sur route. Et contrairement à la dernière fois, je n’ai aucune difficulté à marcher aujourd’hui!

 

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Après mon marathon improvisé.

Un mois de défi

Au début janvier, ma blonde s’était lancé le défi de courir au moins 5 km par jour pendant tout le mois. Étant légèrement influençable, je me suis laissé embarquer.

Dès le départ, je me disais que c’était extrêmement risqué. En 2017, j’ai réussi à éviter les blessures sérieuses malgré l’augmentation de mon volume de course. Une première dans mon cas! Peut-être parce que je suis un peu plus expérimenté et que je me connais mieux. Les années précédentes, les périostites faisaient place aux fasciites, et ainsi de suite. J’en étais venu à croire ce qu’on lit dans bien des livres: que ça me prenait obligatoirement un ou deux jours de repos par semaine.

Finalement, les jours se sont succédé et j’y ai vraiment pris goût. J’ai pris plaisir à jouer avec le feu et à courir, tout simplement, chaque jour, en alternant entre les longues runs, les intervalles et les petites sorties de 5 km. Au point où je n’avais plus hâte de tourner la page du calendrier pour pouvoir enfin prendre une journée de congé.

Y a-t-il des avantages prouvés scientifiquement à faire ce que je viens de faire? Je n’en ai absolument aucune idée!

Ce que je sais, par contre, c’est que j’ai trouvé le moyen de sortir de ma zone de confort.

J’ai écouté mon corps. J’ai raccourci les sorties quand il le fallait. J’ai maximisé l’utilisation de mon foam roller et de mon inestimable Acuball. Je me suis habitué à courir sur des jambes un peu plus fatiguées qu’à l’habitude. Et je suis encore mieux préparé pour réussir les défis qui m’attendent cette année.

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