« Ce qu’on ne contrôle pas, il faut l’accepter. » C’est ma grand-mère qui m’a lancé ça, il y a une couple d’années, peu de temps après être devenue pratiquement aveugle. Elle qui adorait les mots croisés, le Scrabble, le Boggle, elle devait désormais faire une croix sur ses passe-temps préférés. La plupart des gens que je connais ne s’en seraient jamais remis. Ma grand-mère, elle, a gardé le moral. Elle trouvait même le moyen d’en rire. Une incroyable leçon de vie.

Ma grand-mère a maintenant 89 ans. Elle ne se rendra pas à 90. Elle est mourante. Question d’heures ou de jours. Rendu là, c’est beaucoup mieux ainsi.

Ses paroles me sont revenues en tête alors que je courais dans les trails du mont Sutton, juste après être allé lui dire adieu, cet après-midi.

Ce qu’on ne contrôle pas, il faut l’accepter.

Lâcher prise sur l’incontrôlable.

Focusser sur le positif. Toujours. Malgré les tempêtes, il y a toujours du beau quelque part.

Le verre peut toujours être à moitié plein. Suffit de le regarder du bon côté.

Cette leçon de vie peut s’appliquer en trail. Dans les ultras, il y a toujours un moment (ou deux) où ça va moins bien. Une douleur qui surgit. Un vieux bobo qui refait surface.

Peut-on régler le problème? Oui? Alors réglons-le au PC. Mais si ce n’est pas possible, il faut l’accepter. Focuser sur ce qui va bien. Et continuer d’avancer, peu importe le rythme. En trail comme dans la vie.

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