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Vous pensez (re)commencer à courir ces jours-ci? Vous êtes motivé comme jamais? Les espadrilles aux pieds, le cache-cou monté jusqu’aux sourcils, vous ouvrez la porte. Faites quelques foulées. Un ou deux kilomètres, sans plus. Et vous revenez frigorifié. Givré comme un Mini-Wheat, mais sans le fun qui aurait dû venir avec. La motivation? Égarée en chemin, entre un banc de neige et une plaque de glace.

Courir en plein hiver, ce n’est pas facile. C’est parfois même très difficile. Pour tout dire, c’est le pire moment pour commencer ou recommencer après un temps d’arrêt. Alors il ne faut surtout pas se décourager!

Personnellement, je cours de façon plus ou moins continue depuis six ans. Mais c’est le premier hiver que je réussis à courir à l’extérieur avec la même constance qu’en plein été.

Avant que la course ne devienne pour moi un mode de vie plutôt que seulement un loisir, je réduisais considérablement le nombre de sorties une fois l’hiver venu, au gré de mes humeurs et des conditions climatiques. Je privilégiais plutôt le tapis roulant, le ski de fond, la planche à neige, etc. Et le divan voyait mes fesses plus souvent.

Adapter sa course en fonction des conditions climatiques

À pareille date l’an dernier, j’étais rempli de bonne volonté. Cette fois, la course 12 mois par année, ça y était. Enfin, je croyais… Après une pause de quelques semaines, j’ai repris l’entraînement en prévision du Demi-marathon des Glaces. J’ai recommencé exactement où j’avais laissé. En tentant de courir exactement au même rythme et aussi souvent qu’avant. En oubliant de tenir compte de la neige qui réduisait passablement ma traction. Et en prenant pour acquis que j’avais la même forme qu’avant ma pause.

Ce n’était pas du tout le cas. Et la réalité m’a vite rattrapé.

Résultat: blessure. Une périostite. Encore! (Je me retiens ici à deux mains pour ne pas écrire périOSTIte. Mais je ne le ferai pas.)

J’aurais dû ralentir la cadence. Courir en sachant que je ne pourrais pas maintenir la même vitesse avec de la neige au sol. Respecter mes capacités du moment, et non celle des beaux jours.

Je n’ai rien fait de tout ça. Et plutôt que de courir moins vite, j’ai été forcé à l’arrêt quasi complet pendant un temps. Bravo champion! Mais c’est en se plantant qu’on apprend. Il s’agit alors de se relever et de continuer, sans pour autant oublier.

Une motivation en montagnes russes, c’est normal!

Tout ça pour dire que, si vous courez à l’extérieur ces jours-ci et que votre motivation fluctue au gré du mercure, c’est normal. Gardez confiance! La plupart des coureurs amateurs concentrent leur saison du printemps à l’automne. Courir à – 20 et aimer ça, pour vrai, ce n’est pas donné à tout le monde.

Si vous hésitez à vous lancer, donnez-vous une chance et attendez une journée moins froide. Rappelez-vous que chaque pas couru est un pas de plus qui vous éloigne du divan!

Et gardez surtout en tête qu’avril n’est que dans deux mois et demi. Le bonheur de courir sera beaucoup plus facile à développer ou à retrouver le printemps venu!

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