Non mais quelle année! Ma dernière course de 2015 étant maintenant du passé, il est temps de m’arrêter (mais pas trop longtemps) et de regarder derrière moi pour reprendre mon souffle. Temps de voir d’où je suis parti pour me rendre où je suis aujourd’hui.

Pour ceux qui aiment les statistiques, ça donne ceci: plus de 1500 km parcourus depuis le début 2015, environ 150 heures à mettre un pied devant l’autre et 100 000 calories dépensées. Et c’est  sans compter plusieurs centaines de kilomètres de vélo pour aller au boulot.

Mais il y a beaucoup plus que des chiffres… Il y a de ces moments qui marquent.

Détermination

Mi-avril 2015. Réveil du coureur. Une première course de 10 km pour saluer le printemps et me mettre dedans. Mes deux filles, elles, courent le 1 km.

Après même pas 200 mètres, Flavie, cinq ans, trébuche et tombe directement sur les genoux. Pleure. Essuie ses larmes. Pleure encore. Et se remet à courir. Je la tiens par la main pour le reste de la course et lui demande si elle veut prendre une pause ou marcher. Pas question! Elle veut courir malgré la douleur, malgré les sanglots, parce qu’elle « veut sa médaille » au fil d’arrivée. Une belle leçon de vie.

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Plaisir

Début mai. Je participe au Relais O2 pour la persévérance scolaire, avec une superbe équipe de l’école Beaulieu. 13 km au compteur, en guise de préparation à mon premier demi-marathon de l’année, quelques semaines plus tard.

Ce que je retiens surtout de cette journée, c’est le dernier kilomètre, celui que tous les membres de l’équipe ont couru en présence d’un enfant. Dans notre cas, c’est Livia qui courait… ou plutôt sprintait à une vitesse complètement folle! Quand tu dis que nous, les adultes, on avait tous hâte de franchir le fil d’arrivée tellement c’était difficile de garder le rythme… Intense comme finale! Et le plus beau dans tout ça, c’est que la petite courait avec un immense sourire et un enthousiasme contagieux, sans pression, pour le simple plaisir de courir. Autre belle leçon de vie pour tous ces coureurs, moi y compris, qui se prennent parfois trop au sérieux en grandissant.

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Discipline

Quoi d’autre? Deux demi-marathons, fin mai et fin juin. Deux fois, des crampes aux mollets. Une fois, un coup de chaleur. Jab à l’orgueil, uppercut direct sur la confiance. Ça fait mal. J’aurais peut-être dû attendre de compléter un demi sans souffrir avant de m’inscrire à un marathon!

343889_204859047_XLargeUn entraînement intensif a suivi. Cinq jours par semaine, en courant le plus possible au moment où ça avait le moins d’impact sur la routine familiale. Ce qui veut dire me lever souvent avant le soleil pour être de retour au réveil du reste de la famille.

Pendant tout l’été, j’ai suivi à la lettre le programme du livre Courir mieux, que je recommande sans hésiter. Et j’ai réussi mon marathon, parce que j’ai pris les moyens d’y arriver. J’y ai mis les efforts nécessaires. Et j’en suis ressorti gonflé à bloc, prêt à relever n’importe quel autre défi.

Les sorties de 20 km étaient interminables il y a quelques mois à peine. Elles me semblent maintenant trop courtes. Tout est relatif…

Vais-je courir d’autres marathons? Sûrement. Mais probablement pas l’an prochain. J’ai d’autres projets…

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