Durant ma première semaine de récupération post-marathon, j’avais l’impression d’auditionner pour une dépression. Quelques kilomètres de course seulement, zéro vélo, zéro fun. Je n’avais pas encore repris le poids perdu en course, mais j’avais quand même l’impression de devenir une « grosse patate de sofa », dixit ma sympathique coloc de bureau. Debout, fainéant! Pas facile d’être obligé de se reposer quand on vient de réaliser un exploit personnel qu’on croyait impossible il y a quelques années à peine. Après avoir franchi le fil d’arrivée, on flotte. On se sent invincible. Gonflé à bloc comme jamais auparavant. Amenez-en, des défis! Et là, bang! Ton corps te dit que, oui, il est capable d’en prendre… mais peut-être pas aujourd’hui. Peut-être plus demain. Ou après-demain. Ou la semaine prochaine. Mais pas aujourd’hui, ok? Alors tu l’écoutes, ton corps, quand il gueule aussi fort. Et tu attends à la semaine suivante. Assis sur ton sofa.

Ma deuxième semaine de « récupération » (notez ici les guillemets) post-marathon vient de se terminer. Retour « graduel » à l’entraînement (encore des guillemets ici) et visite miraculeuse chez ma physio pour soigner mes petits bobos. Bilan : 35 km de course et 90 km de vélo-boulot. Ciao sofa!

C’est grisant de pouvoir à nouveau quitter son quartier sur ses deux pieds. Être touriste dans sa propre ville. Découvrir des paysages magnifiques au tournant d’un sentier boisé. Entendre les outardes qui se préparent à leur grand voyage automnal. Pendant que je me prépare tranquillement à ma prochaine course.

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